Chronique d’un voyage aux Etats-Unis

Un mois passé aux Etats Unis du 14 octobre 2016 au 13 novembre 2016. Pour la mémoire et pour partager les impressions de voyages, une sélection de photos, des notes de voyages.

Le voyage transatlantique n’est plus une aventure. Le vol de nuit nous fait remonter le décalage horaire. Nous arrivons à l’aéroport John Fitzgerald Kennedy en soirée. La journée sera simplement plus longue de la durée du voyage en avion. Dès la prise en charge par notre hôte à l’aéroport, puis lors de notre premier voyage sur les grandes artères de la ville, encore encombrée en soirée, nous percevons les dimensions demeurées de toutes choses ici. Avant le dîner et notre installation, nous faisons halte sur le bord de l’East River pour une première vue nocturne sur Manhattan.

Nous nous installons dans ce qui va être notre domicile pour un mois, situé dans une rue paisible faite de petits immeubles de style victorien, dans le quartier de Long Island City, tout près de la limite entre le Queens et Brooklyn, proche de l’East River. Un ancien quartier industriel de New York actuellement en pleine mutation.

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21 eme rue de Long Island City

Le lendemain est un samedi et nous embarquons, tout près de notre domicile new-yorkais, sur un ferry que nous emmène vers Brooklyn.

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Manhattan vue de l’East River

Promenade sur l’East River avec vue sur les tours de Manhattan. Nous arrivons à Brooklyn par un parc joliment aménagé au pied du pont. Les gens s’y promènent tranquillement sous le soleil, des promeneurs, des joggers, des vélos, des familles. Puis nous engageons une découverte de Brooklyn, quartier désormais chic.

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Nous croisons une manifestation sportive répliquée en France, action relative au cancer du sein, tee shirt et déguisements roses, sous le nom des « foulées d’octobre rose ».

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Nous quittons Brooklyn pour rejoindre Manhattan par le pont de Brooklyn qui comprend une voie de circulation piétonne et cycliste. La foule est dense et les vélos ont bien du mal à faire respecter l’espace qui leur est réservé. Un détachement de la police de New York organise une balade un peu surprenante sur le câble de suspension du pont.

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la voie piétons et vélos du pont de Brooklyn
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la police de New York organise une visite aérienne du pont

Arrivés sur Manhattan à pied, nous rejoignons le quartier d’affaire et l’espace qui vient d’être réaménagé en lieu et place des tours jumelles. Puis nous passons par le sanctuaire mondial de la finance « Wall Street » ou nous faisons une pause dans un bar, probable lieu de décompression de traders et autres affairistes.

♦ La nouvelle station monumentale venait juste d’ouvrir au public, des travaux étaient encore en cours dans les alentours. Cette station dessert le World Trade Center. C’est un carrefour des transports collectifs de New York et vers le New Jersey au delà de l’Hudson.

 

Dimanche 16 octobre, notre foi religieuse nous aspire vers une église presbytérienne de Manhattan. En fait, le passage dans un office religieux dans une église de Manhattan est un des grands classiques des circuits touristiques. Nous ne manquerons pas de nous plier au rite. Toute la cérémonie tourne autour de prêches successifs ponctués de chants. Au fond  de la salle, des gradins aux des sièges de couleur mauve. Les acolytes dans ces gradins sont tous vêtus, hommes et femmes, de longues robes mauves. Ce sont les cœurs chantants. Ils sont soutenus par un orchestre complet: guitare basse, piano, batterie. L’orchestre est talentueux et se lâche dans des improvisations fantastiques. La sono pilotée par une table de mixage est poussée à fond. L’ambiance musicale est étonnante, plaisante, savoureuse. Se succèdent au pupitre de prédication, en place centrale surplombant de près d’un mètre le parterre des fidèles, des prédicateurs maniant le verbe et le chant. Puis vient le prédicateur en chef qui depuis le début de la cérémonie, trône sur un siège magistral. Il est en tenue ecclésiastique, une robe impeccablement ajustée aux tons pourpres. Il s’engage dans un prêche de près d’une heure. Son discours est ponctué d’une affirmation lancinante: « Nous servirons le seigneur ». Le rythme de la prédication s’intensifie jusqu’au moment de l’appel aux dons des fidèles. Dans la première partie de la cérémonie un quête par passage d’un panier dans les rangs des fidèles avait permis le versement des oboles. Après près de quarante minutes de prêche intensif, asséné par une sonorisation poussée aux limites du supportable, le prédicateur invite au versement d’une nouvelle offrande. Cette fois quatre servants se placent au pied de la tribune et montrent les liasses de dollars. Un terminal de paiement pour carte bancaire est utilisé. Le séquence invitation aux dons dure une dizaine de minutes avec des relances insistantes du prédicateur qui décrit les besoins de l’église dans les menus détails; le renouvellent de l’éclairage et l’acquisition onéreuse de lampes LED est un des arguments. Un peu soûlé par l’intensité sonore nous sortons après deux heures de cérémonie. Le peuple des fidèles est quasi exclusivement noir et plutôt âgé. Tous sont très élégamment habillés.

La sortie dans les rue de Harlem nous offre un autre décor, une autre facette du quartier. Pas mal de vendeurs de musique à la sauvette sur les trottoirs. Une ambiance tranquille sous le soleil le long des larges avenues.

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Rassasiés de religieux pour un bon moment, nos estomacs nous rappellent le besoins de nourriture. Nous optons pour le brunch servi le dimanche tardivement, jusqu’au environs de 14 heures. Un restaurant aux limites de Harlem et proche du campus de l’université de Columbia fera notre bonheur avec une nourriture simple : oeufs, jambon, pomme de terre, pain. Chacun d’entre nous trouve son bonheur dans une carte fournie.

 

Nous traversons le campus de université Columbia, où de nombreux étudiants se promènent, participent à des activités ludiques. Puis nous rejoignons Broadway. L’avenue traverse de part en part Manhattan, sur un axe Nord Sud.

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Université Columbia

Une fête est organisée sur l’avenue. Des stands principalement de nourriture de toutes origines, on peut y manger Mexicain, Japonais… et Français, si l’on considère les crêpes comme un met typique de la France. Les odeurs mélangées et l’ hygiène improbable portent à s’abstenir de toute consommation.

Sur l’avenue, tous les magasins sont ouverts. Les gens fonts leurs courses ordinaires dans les super-marchés. Nous nous arrêtons dans une vaste librairie et achetons deux livres qui feront souvenir et qui pourrons nous servir à perfectionner notre anglais (il y a une grande marge de progression!).

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en mémoire de John Lennon assassiné en décembre 1980 en sortant de son domicile tout près de Central Park, le mémorial Strawberry Fields qui fait référence à la chanson « Imagine »
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John Lennon

La nuit tombe vite en ce mois d’octobre. Nous passons au super marché situé près de Columbus Circle faire quelques courses pour dîner le soir.

Lundi 17 octobre

Matinée au calme tout relatif de New York, vile bruyante : un trafic incessant dans les airs (hélicos) , klaxons de voitures, sirènes de camions de pompiers ou de voiture de police. Première promenade dans notre quartier à Long Island City aux alentours de la 45 ème avenue et 21 ème rue. L’après midi, nous prenons le métro à la station toute proche (Court Square). Nous nous sommes fixés comme but de promenade les quartiers chinois et italiens de Manhattan. En fait le quartier chinois a quasiment mangé de quartier italien. Quant au quartier chinois, ce qui marque d’entrée c’est la saleté. Les enseignes sont écrites en mandarin uniquement et les noms de rue en deux langues.

Finalement c’est la quartier de SOHO qui retient notre curiosité. Le quartier est en plein renouveau et beaucoup d’immeubles en cours de rénovation. C’est un quartier branché, chic et bourgeois. Les galeries d’art, des magasins de luxe au rez de chaussez des immeubles.

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Mardi 18 octobre

Un grand soleil sur la ville et une température estivale (26 ° C). Le matin jogging à Central Park, en faisant le tour, soit environ 10 kms. Découverte de cet espace étonnant au cœur de Manhattan, rendez vous des sportifs (jogging, vélo) et des promeneurs. Vastes espaces très bien entretenus et plaisir de courir.

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L’après midi nous visitons le mémorial du 11 septembre 2001. Lieu de mémoire et de recueillement.

Mercredi 19 octobre

Le temps reste superbe, idéal même pour les visites que nous avons programmé pour cette journée : la statue de la Liberté et Ellis Island. Ballade autour de la statue, lieu touristique très international. Visiblement nous ne sommes pas les seuls français. Les explications fournies sur l’audio guide rappellent l’origine politique de la statue. Une affirmation pour les arrivants dans le nouveau monde des principes des lumières. Une œuvre monumentale, proposée par des français, pour louer la république alors que la France subit un régime impérial (Napoléon III).

Suivant le chemin touristique classique, nous visitons ensuite l’ île ou est installée le centre d’immigration qui a fonctionné à plein régime à la fin du 19 ème et début du 20 ème siècle. Les installations sont restées telles que lors des arrivées massives d’immigrants européens et paraissent vivantes. Le circuit d’accueil, avec les salles d’examens médicaux, de contrôle de toutes sortes, sont en l’état, et on imagine ces pauvres migrants, qui ont tout laissé derrière eux dans l’espoir d’une vie moins dure ou pour fuir des persécutions, devoir passer ces filtres successifs. Les statistiques officielles disent que seulement un sur cinquante étaient rejetés… Beaucoup de familles juives, remarquées parce qu’en tenues de tradition, présentes sur se site lors de notre visite, probablement là pour percevoir le parcours par leurs ancêtres fuyants les persécutions en Europe…

Jeudi 20 octobre

Nous prenons des repères pour disposer d’une alimentation la plus saine et la moins décalée de nos habitudes. Nous constatons que le prix de la viande est peu élevé alors que les légumes et les fruits frais sont très chers, de même que les produits laitiers, et le fromage ; en revanche les légumes surgelés sont très abordable et assez similaires à ce que nous consommons en France. Les critères de niveau de qualité de la nourriture sont différents et nous sommes plutôt exigeants sur ce que nous mangeons. Le « bio » semble ici inconnu, par contre de nombreux produits ont un label « organic » qui semble, pour le moins mais guère plus, garantir l’absence d’OGM. Des produits importés de France, communs chez nous et non bio, sont ici labellisés « organic ». Nos repères pris, nous arriverons à nous nourrir et à cuisiner des plats proches de nos habitudes et conformes à nos exigences de qualité, à un coût un peu plus élevé qu’en France. Des prix attirent notre attention, tel le prix du lait qui est vendu 3,5 $ le litre…et du fromage importé de France, hors de prix et délavé dans des normes de goûts américaines qui le rendent insipide.

En soirée nous nous rendons aux Barclays center ou se joue un match de lancement du championnat national de basket – la NBA- , match entre les deux équipes de New York, les Nets de Brooklyn et les Knicks de Manhattan. Nous vivons ce match dans la salle des Nets à Brooklyn. Immense arène pouvant contenir près de 20 000 spectateurs, bondée ce soir là. L’entrée dans le salle se fait après passage des portiques et des contrôles de sécurité, rapidement malgré la foule. Nous sommes installés en hauteur dans des gradins populaires où le prix des places reste abordable et où on vient en famille. Le prix de place va de 35 à plus de 350 $ selon les emplacements. S’ajoute à cela les inévitables consommations : bières, hot dog, burgers… Ambiance festive et familiale avec une sono qui écrase tout et rend les conversations quasi impossibles. Débauche d’écrans géants et de publicités.

Avant le match, une garde armée autour d’un drapeau national entre sur le terrain. L’hymne national est chanté par une artiste et reprise par les spectateurs qui se sont mis debout. Le match est passionnant de gestes techniques et d’adresse des joueurs. Les break sont fréquents et semblent faire partie du spectacle. Il sont des moments de démonstrations diverses de danse en tous styles chorégraphiques: les immanquables pom pom girls et aussi de courts spectacles de break dance.

Vendredi 21 octobre

Lever très matinal pour prendre la route en direction de Boston. Nous avons quatre heures de voyage sur autoroute pour joindre la capitale de l’état du Massachusetts. Pause sur un aire d’autoroute, je me risque à manger un « donut » avec le café. Ce sera ma seule expérience « donut », c’est très sucré, inconsistant et me donne plus faim que cela me nourrit.

La visite du centre historique de Boston est facile et organisée. Il suffit de suivre un chemin balisé qui passe devant tous les sites historiques remarquables. Nous faisons ce parcours sur la journée avec quelques haltes sympathiques, tel celle chez cet imprimeur qui a remis en marche une antique presse avec laquelle il imprime des fac-similés de le déclaration d’indépendance, personnage d’autant plus sympathique qu’il est franchement francophile et souligne le rôle de la France dans la guerre d’indépendance. Un mémorial très instructif rappelle les crimes commis par les nazis.

mémorial anti nazi
mémorial anti nazi
pour ne pas oublier !
pour ne pas oublier !

Nuit passée dans une maison de la banlieue de Boston chez un particulier. Un drapeau devant la maison, ce qui est assez fréquent, ainsi que les panonceaux indiquant les préférences politiques plantés dans la pelouse.

maison de la banlieue de Boston ou nous avons passé une nuit
maison de la banlieue de Boston ou nous avons passé une nuit

Samedi 22 octobre

Nous poursuivons la visite de Boston. Nous passons beaucoup de temps au musée John Fitzgerald Kennedy, qui retrace sa vie politique. La présentation est efficace et les reconstitutions, telle celle du bureau ovale et des couloirs de la Maison Blanche, saisissants. Après cette visite, mettant naturellement en scène de façon très favorable le personnage, vient l’envie d’en savoir plus et de se documenter sur cette période de l’histoire et sur le rôle de JFK. Les biographies sur le personnage sont nombreuses et leur lecture en donnent des éclairages plus contrastés. Nous visitons aussi la maison natale de JFK, qui est une petite maison en bois, où l’intérieur est reconstitué tel qu’en 1917.

le port de plaisance de Newport
le port de plaisance de Newport

Dimanche 23 octobre

Nous passons la nuit dans un hôtel à Newport. Lever très matinal pour prendre la départ de la course à pied à laquelle nous devons participer avec une équipe formée avec les salariés d’un des sponsors de l’opération. Notre hôte est un de ces salariés et un de ces équipiers et je m’intègre dans cette équipe avec enthousiasme et intérêt pour l’expérience. Je pratique la course à pied depuis plusieurs année en France et l’occasion de vivre cela aux États-Unis me motive joyeusement. Le coût de l’engagement sur la course est plutôt élevé (50 $). La course est en fait une opération de collecte de charité et le principal bénéficiaire un hôpital. 150 000 $ ont été collectés autour de cette opération, nous dit on, au moment du départ. Arrivée très matinale et dans la nuit, au centre d’organisation situé près de l’arrivée, pour prendre le dossard. Tout est prévu, mêmes les épingles pour accrocher le dossard au maillot. Puis une noria de bus scolaire (les bus jaunes) nous emmène au point de départ, de l’autre coté du pont. Attente de la levée du jour et du départ qui est fixé à 7 h 15 en luttant contre le froid avec un café mis à disposition des coureurs. Les comportements, les habillements, l’ambiance est la même que lors d’une course en France et le public des participants très semblable : populaire, bon enfant, tous ages mélangés. Puis vient le moment du départ avec une brève prise de parole pour remercier les participants, faire le bilan de la collecte de charité et signaler -nous sommes en période électorale- la présence d’un candidat sénateur dans les concurrents. Avant le coup de pistolet, l’hymne américain est chanté, a capella, par une chanteuse locale. Étonnant moment de recueillement dans la foule, tous se découvrent, certains chantent leur hymne national, certain on la main posée sur le cœur. La course nous fait traverser le pont et arriver à Newport. Ravitaillement copieux à l’arrivée avec des fruits, des bagels, des boissons…et pour chaque coureur un sac avec un maillot souvenir. Pas de grandes différences avec la France si ce n’est une organisation impeccable, sans aucunes failles.

Le voyage du retour sur New York me permet de goûter à la conduite sur les autoroutes, toutes au minimum à deux fois trois voies, souvent deux fois quatre. On se double indifféremment à droite ou à gauche et on cohabite avec les énormes camions dont la vitesse est quasiment aussi élevée que la notre. Il faut se mettre dans le flux des véhicules, rouler à l’allure de ce flux souvent au dessus, de 10 à 15 miles par heures, de la vitesse limité théorique. Il faut aussi regarder avec attention l’état de la route pour ne pas se prendre les gros nids de poules… même sur autoroute.

Une villa sur Cape Cod

Lundi 24 octobre

Promenade sous le soleil automnal toujours aussi agréable. Nous remontons la voie construite sur une ancienne ligne de chemin de fer parcourant du sud au nord une bonne partie de l’ouest de Manhattan, la High Line. Cette ancienne ligne est un chemin de fer qui a été construit en hauteur parce que les trains causaient, au niveau du sol, trop d’accidents. Les rails sont parfois encore en place. La ligne traverse une partie de Manhattan très dense de gratte ciels. Sensation particulière de se promener sur cet espace reconquis pour les piétons dans un environnement serré de gratte-ciels.

Nous poursuivons notre promenade à Grand Central, superbe gare ferroviaire et métro au cœur de Manhattan.

Mardi 25 octobre

Visite au sommet de la Freedom Tower. Ci dessous quelques photos prises depuis le haut de cette tour

 

Mercredi 26 octobre

Détour sur une des plages de New York.

Jeudi 27 octobre

Journée pluvieuse, la première depuis le début de notre séjour.

Vendredi 28 octobre

En fin de journée, nous profitons de la gratuité d’accès le vendredi pour visiter le MOMA. Nous ne sommes bien sur pas les seuls et il y a foule, ce qui ne crée pas les meilleures conditions pour apprécier les œuvres. Belle collection de peinture et des installations intéressantes sur l’évolution de l’art au 20 ème siècle.

Samedi 29 octobre

Promenade dans le quartier de Greenwich Village après un bon brunch. Les décorations pour Halloween sont en place. Chaque maison est décorée, toujours sur le même thème: la mort. Des groupes de jeunes déguisés font la fête dans les rue. Le déguisement est très rependu, dans la rue, dans le métro. Les gens vont au bureau déguisés…

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les joyeuses décorations pour Hallowen
déguisement et fête pour Hallowyn
déguisement et fête pour Halloween

En soirée nous prenons la direction de Harlem pour un concert jazz au « Showman », petite boite jazz, un bar tout en longueur et seulement trois table hautes, au fond une estrade pour les musiciens. Deux heures de concert,  un régal.

Dimanche 30 octobre

Il fait étonnamment chaud et la pelouse de Central Park est un lieu de détente et de pique nique.

Puis arrive soudain un orage et la ville est sous des trombes d’eau. Les promeneurs, la plupart en tenue estivale se replient dans le métro.

Central park par une belle journée d’automne
un orage soudain sur la ville

Lundi 31 octobre 

En soirée, nous vivons la parade Halloween sur la 6ème avenue. New York aime les parades. C’est défilé continu pendant deux heures de chars et de troupes de toutes sortes. Beaucoup de décibels. Beaucoup de monde dans la parade, autant que de spectateurs. Il fallait voir aussi cette dimension de la démesure à New York.

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parade Halloween sur la sixieme avenue

Mardi 1 er novembre

Séquence shopping dans un centre commercial à la périphérie de New York, dans l’Etat du New Jersey. Nous prenons un bus direct pour ce centre commercial. Notre curiosité est satisfaite et nous reviendrons des States avec notre provision de Levis (publicité gratuite) achetés à prix imbattables en France (environ moitié moins cher).

Mercredi 2 novembre

Le temps est toujours aussi beau et chaud. Après quelques erreurs d’orientation dans le métro nous atteignons le but de notre promenade, au nord de Manhattan vers le centre international d’art médiéval. c’est une construction récentes qui réplique un ensemble médiéval situé au centre un grand parc qui surplombe l’Hudson. On pourrait se croire en campagne s’il n’y avait les bruits de la ville. Passage dans un quartier totalement hispanique (boutiques, nourriture, habitants) ou nous cherchons un en cas mais nous renonçons faute de connaître les nourritures proposées ; nous préférons nous replier sur un café de chaîne, qui d’ailleurs sert de lieu de connexion internet à des habitants de ce quartier. Nous poursuivons notre promenade en surplombs de l’Hudson, ou le trafic maritime est soutenu, et nous franchissons le pont Washington duquel nous profitons d’une magnifique vue sur Manhattan.

Jeudi 3 novembre

Jogging en franchisant le pont de Queensboro, qui surplombe Roosevelt Island, puis poursuite du jogging vers Upper East side, quartier chic, et ce sous un soleil superbe.

Vendredi 4 novembre

Nous habitons tout près du PS1 qui est un musée d’art moderne issu du MOMA. Nous consacrons l’essentiel de notre journée à visiter ce lieu d’art contemporain placé dans une ancienne école du quartier ou nous résidons. Quelques créations graphiques, et surtout des éléments de recherche autour des utilisation de l’image animés sous toutes ses formes ainsi que des installations. L’endroit est en lieu de rendez vous et des soirées festives et musicales y sont organisés durant les mois d’été.

installation PS1
Installation au PS1 -MOMA

Samedi 5 novembre

Après hésitation nous renonçons au voyage vers Washington du fait de la proximité des élections. Nous passons le weekend à Philadelphie distant de trois heures de route. La ville a été brièvement capitale de l’Union lors de la fondation et conserve précieusement ces vestiges historiques.

La ville est tracée autour de large avenues autour du centre marqué par un hôtel de ville majestueux et tout proche un temple maçonnique. Nous profitons en ce samedi du marché couvert, très fréquenté tant pour l’achat de nourriture que pour y déjeuner sur des table ouvertes à tous au centre du marché. Nous profitons de ce moment de convivialité au milieu des gens en goûtant le sandwich local fait de bœuf grillé dans une baguette de pain.

La ville est décorée de nombreuses fresques murales. Il semble que ces fresques soit venue pour canaliser les ardeurs d’artiste locaux qui étaient quelques peu envahissants; le résultat est surprenant et plutôt réussi; même le mobilier urbain bénéfice de ces embellissements

Dimanche 6 novembre 

Nous passons un excellente nuit dans un quartier excentré au nord de la ville. C’est un quartier peuplé d’afro américains et notre hôte cultive les décors et l’ambiance rasta. Le quartier est visiblement défavorisé : voiries délabrées, maisons en ruines.

Nous rejoignons le centre pour un petit déjeuner et nous tombons sur les préparatifs de la parade du Mémorial Day. Les vétérans du Viet-Nam ont mis blousons et casquette indiquant leur appartenance. Un horde de biker occupe l’avenue au coté d’un vestige d’hélicoptère Bell et d’un section de jeunes volontaires des réserves militaires. Ces jeunes lycéens ont moins de 18 ans et il bénéficient u sein de leur établissement scolaire d’une formation quotidienne dispensée par des militaires. Les but est d’inculquer des valeurs patriotiques et civiques et de faciliter une éventuelle future insertion dan les forces armées.

Le musée de la ville est en soit un monument. Nous en faisons une longue visité et nous nous attardons devant les collections de peinture du 19 ème et d’art moderne en nous émerveillant bien sur sur les œuvres du Douanier Rousseau. Le musée à reconstitué un portail d’ église romane et un cloître d’abbaye à partir d’éléments venus de France. On trouve aussi des reconstitution d’architecture du Japon et d’Inde.

Lundi 7 novembre

Le visite de l’ONU se fait uniquement après avoir fait une réservation en ligne et le nombre de visiteurs étant limité nous avons du attendre des disponibilités. Notre visité est tôt en matinée et nous devons nous présenter en avance pour passer les contrôles de sécurité. Cet horaire matinal nous permet de connaître les joies d’un métro bondé aux heurs de pointe et la foule empressée sur les trottoirs de Manhattan.

Les visites sont parfaitement organisée et nous avons pu choisir un guide en langue Française. La visite commentée nous fait passer dans les grandes enceintes de l’assemblée et nous permet d’appréhender sont fonctionnement. Notre jeunes guide d’origine malgache est particulièrement agréable et pédagogue. Nous revenons de cette visite avec les textes fondamentaux, à lire et à relire…

le siège de l’ONU
au siège de l’ONU

Mardi 8 novembre

Journée d’élection, et soleil agréable qui nous incite à la promenade vers Brooklyn. Nous visitions le musée du métro de New York qui montre les travaux titanesques entrepris pour percer les roches et construire des galeries. Le travail est fait par des immigrés tout juste arrivée et par des ouvrier noirs pour les travaux les plus pénibles. Le musée montre aussi l’impact des cyclones qui touchent régulièrement la ville et qui provoque des submersion, et la vile est une ville construite sur des îles au bord de mer Les signalisations sont détruites, les installations électriques dégradées. La conséquence des attentats du 11 septembre 2001 et la gestion de la crise sur les réseau est également bien montrée.

En soirée, nous décidons de nous rendre au centre de la ville (Times Square et Rockefeller center) ou il est prévu un affichage des résultats sur les écrans géants, Mais d’abord nous dînons près de Times Square dans un dîner entourés d’écrans de télévision. Il apparaît très vite que Trump va l’emporter. Nous allons prendre la température à Rockefeller center : peu de monde et des mines plutôt attristées. New York vote très majoritairement démocrate. Mais aujourd’hui ceux qui veulent « rendre l’Amérique grande à nouveau » l’ont emporté. Petit clin d’œil, les clochards de New York avaient souvent un écriteau qui demandait l’obole des passants en ces termes « donnez moi un dollar ou je vote Trump ! »

Mercredi 9 novembre

Ecoute des informations sur les résultats des élections, tant sur les chaines Américaines que sur les chaines internationales, puis promenade shopping sur la cinquième avenue. Un rassemblement devant la tour Trump. Une expression de contestation vis à vis du président élu.

Jeudi 10 novembre

Besoin d’un peu d’oxygène, que nous trouvons dans un vaste parc de Brooklyn. Belles couleurs d’automne. Nombreux cyclistes sur la piste qui fait le tour du parc, longues de quelques miles. Dîner dans un restaurant bar du quartier.

Prospect Park

Vendredi 11 novembre

Nous consacrons le dernier week-end à une escapade vers la campagne. Nous avons repéré un parc aux limites du New Jersey et de la Pennsylvanie. Deux heures et demie de route de New York et un grand dépaysement, une autre Amérique.

Passage au point d’accueil du parc pour prendre des informattions sur les promenades possibles : nous avons envie de nature et de randonnée. Les possibilités sont nombreuses. Il faudra cependant s’adapter à la saison et à la tombée prématurée de la nuit. Mais d’abord, rechercher d’un lieu pour déjeuner, ce qui nous conduit vers des petits villages ou la moitié des maison sont en état de délabrement avancé. Nous tombons sur un petit établissement ou nous déjeunons fort bien pour un prix au moins moité moins élevé qu’à New York, dans une salle occupée par des habitants du cru.

Nous sommes hébergés dans un hôtel traditionnel, confortable et d’un prix correct. Après une randonnée dans le parc, passage dans un bar de village. Le bar en forme de fer à cheval est rempli. Nous nous posons à une table dans un coin de l’établissement. Un chanteur entame son tour de chant accompagné à la guitare. La qualité artistique de la prestation est obérée par la qualité du chant de l’artiste ; soyons indulgents, il semble avoir ici un public conquis !

Le bar de Portland (Pensylvanie) et son artiste

Samedi 12 novembre

Notre voyage touche à sa fin. Encore une belle journée au soleil, un peu de fraîcheur seulement. Promenade dans les site remarquable du parc : un village ancien qui est en été un eco-musée, des site de cascades. Une particularité de ce parc est qu’il est à cheval sur deux états : le New Jersey et la Pennsylvanie. Or la Pennsylvanie fixe un droit de péage de un dollar pour entrer sur son territoire. C’est ainsi qu’en pleine foret sur un petit pont de bois, se trouve un péage tenu par une personne ; décalé et désuet, mais efficace car il faut bien laisser un billet d’un dollar pour passer. Pause prolongée au café d’un village (Milford). Notre hôte se connecte grâce au wifi ouvert du café pour procéder à une opération de maintenance urgente à … Londres. Dîner au restaurant du village qui ne voit pas souvent de touristes et encore moins de Français et retour à New York.

Dimanche 13 novembre

Préparation du retour et pour passer le temps dernière ballade à Manhattan. Déjeuner d’un hamburger mais pas n’importe quel hamburger ! Un des hôtels de luxe de Manhattan à loué un petit espace pour un restaurant fast-food au rez de chassée de l’établissement. Il faut faire la queue dans un coin du luxueux hall d’accueil de l’hôtel pour accéder au lieu qui délivre un pitance bine ordinaire : hamburger – frites. Dès que des places se libèrent elle sont prise d’assaut ; soit une occupation du local à saturation. Désagréable impression de côtoyer la bourgeoisie habituée de l’hôtel de luxe qui vient encanailler dans ce local décoré façon New York des années soixante dix. Un décalé qui manque d’authenticité. Sans doute une vraie réussite commerciale et financière.

Retour dans la nuit et arrivée au petit matin à Roissy. Le voyage est terminé.