Nos ballades

Randonnée dans la cirque de Mafate : nous avons passé 6 nuits dans le cirque de Mafate lors d’un voyage à la Réunion en novembre 2017. Voici les cartes et quelques photos souvenir ce ces randonnées.

 

La première journée, il faut accéder depuis la cote au col des Bœufs par la route. Près de trois heures à passer dans la voiture.

L’entrée dans le cirque se fait par la col des Bœufs. Un parking gardienné et payant permet d’y laisser sa voiture en sécurité.

 

 

Seconde journée : de La Nouvelle à Marla

Sentier agréable, ombragé, passage dans une rivière.

 

Jour trois:

de Marla à Roche Plate

Sentier en corniche avec belle vue sur les falaises du cirque et sur une vallée. Passage de cols avec de beaux dénivelés.

Jour quatre:

Roche Plate Îlet des Lataniers

Passage par des gorges magnifiques. Toujours de dénivelés importants. La beauté des paysages nous fait oublier la fatigue…

Jour cinq :

 

Îlet des Latanier – Grand Place Haut

Etape courte pour se reposer un peu des journées précédentes.

Jour six :

Grand Place Haut – Aurère

Passage de gorges et de rivières ; les paysages sont toujours aussi magnifiques  et le beau temps continue de nous accompagner.

Jour sept :

Retour au col des Bœufs depuis Aurère via le sentier Augustave.

Par temps sec, le sentier Augustave ne présente pas de difficultés. Il  en serait sans doute différent par temps de pluie car il franchi plusieurs ravines et la fin du parcours se fait sur le lit d’un rivière. Un beau dénivelé positif (plus de 500 m) en fin de parcours fait apprécier l’arrivée et la pause de fin de ballade…

 

 

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Le cirque de Mafate reste un endroit préservé du tourisme de masse. La nature demeure intacte et les mafatais (800 habitants permanents) sont particulièrement accueillants. L’absence de route sur ce territoire et son relief très tourmenté font que tous les déplacements se font à pied, sac au dos. Seul les livraison matinales des hélicoptères viennent troubler le silence. Les sentiers sont très praticables et bien entretenus. Nous avions de interrogations sur certains passages décrits comme difficile sur certains guides, mais en fait tout est accessible. Une bonne condition physique est cependant nécessaire (Nous sommes deux sexagénaires plutôt entraînés à la marche et pratiquants de sports d’endurance et étions accompagnées de deux trentenaires, moins sportifs !) . La prise en compte de la météo est indispensable car des passage sur ravines peuvent très rapidement devenir infranchissables en cas de pluie.

Nous avions réservé à l’avance nos gîtes, par prudence. La disponibilité des hébergements dans le cirque est assurée. Les gîtes sont tous bien équipés et leurs propriétaires accueillants et chaleureux.

L’intérêt de la ballade dans Mafate est aussi, à notre sens, de retrouver une nature authentique et une vie frugale. C’est comme cela que nous avons vécu, avec bonheur, les hébergements et les soirées autour des grandes tables dans les gîtes. Nous y avons trouvé des chambres et des commodités parfaitement propres et préparées. La nourriture est pour essentiel issue de produits locaux et c’est parfait ainsi.

Au final, cette escapade sous les tropiques, une première pour nous, restera un excellent souvenir.

Enfin une dernière impression de voyage : lors de notre dernière étape, nous sommes dans un beau gite parfaitement tenu, un accueil chaleureux, un repas excellent. Lors du repas du soir, tous les voyageurs sont autour de la table et notre hôtesse dine avec nous. Un groupe de quatre jeunes femmes marque tout de suite sa différence. Pas de conservation avec les autres, ni avec l’hôtesse, on reste dans un entre soi un peu méprisant des autres. Aucun intérêt pour la qualité du reps, la recherche de contact et de convivialité de l’hôtesse…Ce qui nous dérange, c’est que ces quatre jeunes femmes sont des enseignantes d’origine métropolitaine en poste sur l’ile. Une attitude faite de morgue sans doute inconsciente mais réelle pour tous ce qui n’est pas leur monde. Malaise et interrogation. Pourquoi cette distanciation hautaine ? Entre des fonctionnaires métropolitains et des réunionnais ? Cela ne confinerait il a la survivance d’une attitude colonialiste ? On peu le craindre.